{En bref} – La différence entre un éditeur MUSICAL et un éditeur PHONOGRAPHIQUE


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Dans cet article, je voudrais apporter de la clarté à propos d’une confusion très commune chez les artistes ou managers qui débutent. C’est la confusion entre un éditeur musical et un éditeur phonographique.

Oui, il y a de quoi s’emmêler les pinceaux, c’est normal, je te rassure.

Mais c’est fondamental de bien comprendre.

Le point commun des éditeurs

Alors, c’est sûr que, s’ils ont un nom qui se ressemble, il y a des chances pour que leur mission se ressemble. C’est vrai.

En fait, le travail de l’éditeur musical et de l’éditeur phonographique ressemble aussi à celui d’un autre éditeur très connu, et le plus ancien des trois : l’éditeur littéraire.

Un éditeur qu’il soit littéraire, musical ou phonographique a UNE mission :

ÉDITER !

Et “éditer” ça veut dire quoi ?

Publier.

Et comme on est dans le domaine économique, le monde du commerce, alors on peut dire que leur rôle est de :

PUBLIER et COMMERCIALISER.

Ce qui implique, parfois un travail de fabrication, souvent un énooorme travail de promotion et un solide réseau de distribution.

Ce qui va ensuite les distinguer, ces différents éditeurs, c’est leur “spécialité”.

  • Un éditeur littéraire publie et commercialise : des livres.
  • Un éditeur musical publie et commercialise : des œuvres musicales (des partitions à l’origine).
  • Un éditeur phonographique publie et commercialise : ce qu’on appelait avant des “phonogrammes”, c’est-à-dire des enregistrements musicaux.
phonographe
Le Phonographe d’Edison, qui permettait l’enregistrement de la musique sur des “Phonogrammes”

C’est PAS plus compliqué que ça.

Un éditeur MUSICAL gère l’exploitation et la commercialisation d’une ŒUVRE

Un éditeur musical, c’est celui dont je parle dans cet article : Un éditeur musical, c’est quoi exactement ?

Il travaille avec des auteurs-compositeurs, du côté de la CRÉATION des œuvres musicales : la musique, et les paroles s’il y en a. Il intervient en quelque sorte au tout début de la création musicale.

L’éditeur musical signe des contrats de cession et d’édition musicale, et des contrats de préférence éditoriale avec des auteurs-compositeurs.

Il est adhérent à la SACEM.

Il évolue dans le monde des DROITS D’AUTEUR. Tu peux lire aussi : {En Bref} Les droits d’auteur dans la musique.

Un éditeur PHONOGRAPHIQUE gère l’exploitation et la commercialisation d’un ENREGISTREMENT

L’édition phonographique est une des activités d’un label.

L’éditeur phonographique intervient plus tard dans le cycle de la création musicale. Il intervient une fois que la musique a été créée, puis enregistrée.

Il peut être aussi éditeur musical, mais il s’agira bien de 2 métiers différents, 2 casquettes différentes, et surtout de 2 sources de revenus complètement différentes.

L’éditeur phonographique évolue dans le monde de l’ENREGISTREMENT, de la PRODUCTION PHONOGRAPHIQUE.

Il gère la partie commercialisation et distribution d’un enregistrement qui existe déjà.

Un label qui enfile sa casquette “éditeur phonographique” signe un contrat de licence exclusive avec un producteur phonographique qui vient lui demander de l’aide pour commercialiser son enregistrement (titre, EP, album,…).

Il est adhérent de la SCPP ou de la SPPF.

Ici, il n’est jamais question de droits d’auteur. Il évolue dans le monde des DROITS VOISINS.


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