Mais qui contrôle l’industrie de la musique ? | Une évidence oubliée


Music Business, Professionnalisation / dimanche, mars 31st, 2019
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Temps de lecture estimé : 5 min

QUI contrôle tout l’industrie de la musique en France et dans le Monde ? Qui détient les clés du business de la musique ? La question que chaque musicienne et musicienne se pose, non ? En tout cas, c’est la question que je me suis posée…

Tu as dû en entendre tout un tas de théories, de débats, de mythes, de témoignages. Tu dois avoir ton avis aussi.

Je respecte toutes les théories et toutes les interprétations. Elles ont certainement toutes en elles une part de vérité.

Mais depuis 15 ans, j’observe l’écosystème de la musique. Ce que j’ai découvert est tout à fait intéressant et très loin des mythes et des légendes.

Dans l’industrie de la musique, il y a deux catégories d’artistes

Depuis 15 ans, j’ai rencontré beaucoup de musiciens et de musiciennes qui voulaient vivre de leur passion et devenir professionnels.

A un moment donné de leur développement, ils/elles étaient confronté(e)s à des questions essentielles :

  • signer ou pas un contrat avec un éditeur / producteur / manager,
  • comment protéger leurs intérêts,
  • quelle structure créer pour porter leurs projets,
  • comment négocier un contrat,
  • de quelle manière créer des revenus sur le long terme,
  • etc.

Et là, souvent, beaucoup de questions, beaucoup de doutes, d’incompréhensions, de flous, de peurs.

Face à cette situation, j’ai observé deux types de comportements :

D’un côté, il y a ceux qui laissent tomber, qui essayent de se débrouiller sans trop comprendre.

Miles Davis n’a pas eu besoin de connaître l’article L.111-1 du code de propriété intellectuelle pour composer Kind of Blue, pas vrai ? Et Gil Scott-Heron, Pieces of a man ?

Mozart, est-ce qu’il connaissait ses droits quand il a composé le Requiem ? Et J.S. Bach ? James Brown, quand il montait sur scène, pensait-il à la dernière réforme législative ? Que dire de Jeff Buckley ? Et David Bowie ? Et TOUS les autres ??

patchwork perso d'albums

OUI, OUI, OUI c’est complètement vrai !!

Pas besoin de connaître ses droits pour composer un chef d’œuvre ou pour chanter comme Ella Fitzgerald, Oum Kalsoum, ou Amy Winehouse.

Je suis d’accord à mille pour cent (et heureusement d’ailleurs !)

Donc il y a ceux qui mettent toute leur énergie dans la composition, l’écriture ou l’interprétation. Toute leur énergie dans la création. Ils passent leur journée à jouer, chanter, enregistrer des maquettes, jouer dans le métro, dans les bars,…

Mais par contre, vendre c’est pas leur truc. Ah non, les chiffres c’est pas leur truc non plus !

Et puis finalement ils se font repérer par un producteur génial qui investit des milliers d’euros pour développer leur carrière. Par contre, lui, vendre c’est son truc, les chiffres c’est son truc. Et là c’est la gloire. Ils gagnent pleins d’argent, leur avocat, leur producteur et leur manager s’occupent de tout. Bingo.

Effectivement, parfois, avant, ça a pu marcher comme ça.

Très souvent, ça ne marche pas.

Pas comme ça.

De l’autre côté, il y a celles et ceux qui s’accrochent.

De l’autre côté, il y a les musiciens et les musiciennes qui cherchent à bâtir une carrière professionnelle solide et durable. Il y a les artistes qui veulent garder leur indépendance et qui cherchent à piloter leur carrière, plutôt que de la subir

On trouve de ce côté les artistes qui ont compris une chose essentielle. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ils ont compris que : leur liberté d’expression passe par la maîtrise de leur environnement juridique et économique.l

Ces musiciens et musiciennes ont senti, à un moment donné de leur carrière, que : ne pas s’intéresser aux questions juridiques revient à ne pas s’intéresser aux questions d’argent. Et que ne pas s’intéresser aux questions d’argent revient à ne pas s’intéresser au développement de leur carrière.

C’est ce qu’a compris David Bowie par exemple (si ça t’intéresse, tu peux lire l’article que j’ai écrit ici).

De ce côté là, il y a les musiciens et les musiciennes professionnelles qui ont trouvé la réponse à la question : Mais qui contrôle l’économie de la musique ?

L’industrie de la musique entre les mains des artistes

Je t’ai dit qu’il n’y avait pas de mystère et que c’était très simple en réalité.

Et bien oui, à la BASE DU SYSTÈME ÉCONOMIQUE de la musique, il y a tout ce que TU vas créer, écrire, composer, jouer, chanter.

En somme : TOI

TOI, auteur/e, compositeur/trice, artiste-interprète, TU es la base de tout le système.

TU es à la BASE de toute l’économie et l’industrie de la musique. C’est TOI qui détient les clés du système en réalité.

qui détient les clés de l'économie de la musique

Au fait, ça t’avance à quoi de savoir ça ?

Sur le coup, et en apparence, ça change rien.

Sur le long terme, et en profondeur, ça change tout.

Et pourquoi ça change tout ? Parce que ça change le plus fondamental : TON ÉTAT D’ESPRIT.

Parce que tu commences à comprendre et à voir que toutes les personnes qui travaillent dans la musique gagnent leur vie et gagnent de l’argent (une partie en tout cas) grâce à TON travail. Du PDG de Sony Music, en passant par le directeur artistique, l’ingé son, le distributeur, jusqu’au community manager, et même la standardiste de l’accueil que personne ne calcule.

Sans toi, sans tes créations, sans tes interprétations, tout s’effondre, il ne reste plus rien de l’industrie de la musique, de l’économie de la création.

Donc, ça veut dire quoi concrètement ?

  1. que DE TON TRAVAIL dépend la vie économique de beaucoup d’autres personnes,
  2. ET, c’est le plus important, que ces personnes-là vont essayer de contrôler TON travail puisqu’elles en dépendent…(malheureusement, c’est assez logique dans le monde d’aujourd’hui)

Pour dire les choses autrement, ça veut dire que :

Si tu n’apprends pas à gérer TES droits et TON argent comme TU veux – toi, quelqu’un d’autre va le faire à ta place, comme il veut – lui.

Et c’est ce qui se passe depuis à peu près 50 ans dans l’industrie du disque…

Des entrepreneurs, des mecs d’HEC, des avocats, des managers, des administrateurs, des comptables, c’est EUX qui gèrent TON business…

Tu vois beaucoup d’artistes ici ou ?

Alors, tu commences à comprendre ?

Se plugger au bon circuit économique

Pourquoi je te dis tout ça ? Parce que si tu veux te développer, si tu veux devenir pro, tu vas devoir gagner de l’argent. Et pour gagner de l’argent, tu dois comprendre d’abord d’où il vient, comment il est créé. Oui, créé. Et comment il circule, par où il passe.

En fait, tu dois te plugger, te raccorder à un circuit économique. C’est exactement comme se raccorder à un circuit électrique. L’ARGENT CIRCULE comme des courants ou des vents marins.

Les courants marins

Tu te rappelles le film d’animation de Pixar Le Monde de Nemo ? Et bien, tu te souvent la scène où Nemo et Doris rejoignent un groupe de tortues qui se laissent porter par le Gulf Stream ?

(Le Monde de Nemo – Diney Pixar)

Ça c’est quand tu te raccordes au bon circuit économique ! 🙂

Mais imagine juste qu’au lieu des tortues, c’est des billets de 500 euros, et qu’à la place de Nemo c’est toi 🙂 (Et à la place de Doris, euh…qui tu veux !)

Par contre, pour pouvoir profiter de ce flux d’argent, pour s’insérer dans ce courant économique, c’est plus facile si tu comprend d’où vient ce flux, et comment il est créé.

En réalité, crise ou pas crise, Internet ou pas Internet, c’est la même logique, c’est la même équation qui est en jeu. Toujours.

Et l’équation de base à comprendre, c’est : Créations = Droits = Exploitations = Argent

Je t’ai même préparé une petite sketchnote 😉

Si tu veux en savoir plus, je t’explique tout ça en détail dans les MASTERCLASS EN LIGNE qui arrivent très bientôt sur droit-de-la-musique.com.

Pour plus d’info et pour être tenu informé(e) des prochaines Masterclass c’est par ici.


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